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On a retrouvé la noisette, du coup repos bien mérité !
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[RP] by Opaline

 
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[RP] by Opaline
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salinger3
Roi/Reine de la Pendaison
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Citation:
Un jouet, quoi de plus dérisoire me diriez vous ?

Aujourd’hui je ne sortirai pas. Il m’est revenu des images d’Avant, d’une Ville Tentacule ou dehors n’existait pas. A mes tempes le sang pulse et ma mâchoire est douloureuse.

Etait ce bien moi.. déjà? ou des souvenirs confus de légendes narrées que mon esprit vieux et fatigué mélange à foison avec les bribes de mon existence décousue?
A moins que chacun de nous ne soit légende vivante, maillon d’une chaîne qui contribue à construire l’Histoire depuis que le Grand Cataclysme est arrivé.
J’aimerais que cela soit vrai. L’absurdité de nos morts et de nos courtes vies perdrait de son emprise et peut-être envisagerions nous nos tentatives de survie différemment?

Il est rare que le Passé me soit aussi vivace. Fouillant dans mon sac à la recherche de papier, allongée sur un toit qui offre à ma vue l’immensité du désert comme toile de fond, je décide de faire Trace.

Il était ... peut être 300 ou 400 villes auparavant, une jeune femme à la peau pâle et aux cheveux noirs. Line.
C’est son histoire qui m’a tenu éveillée la nuit durant, une histoire aux couleurs de légende.

Elle était fougue et espoir, révolte aussi contre la Société dans laquelle elle était née.
Une société-mégapole recouvrant la planète, abritée derrière des murs qui préservaient ses habitants d’un Dehors déjà désolé, exploité, sucé, asséché où l’on dit que des rebuts d’humains survivaient. Ceux qui n’avaient pas compris les règles, ceux pour qui la Cuve n’avait pas su combiner les bons gênes. Ceux qui ne comprenaient pas que le Tout passe avant Soi. Le Tout politique, le Tout intrigue, le Tout mercantile pour lequel Tout se résume à des chiffres ou des nombres.

Line. Mat 50.1.Neo Et / classe 568.90.78.

Elle habitait non loin de l’enceinte et se rêvait ailleurs. Elle aurait fait n’importe quoi pour voir par elle-même ce qu’il y avait de l’autre côté.
Ni ses plongées dans la Matrice branchée à un module SimReal, ni les drogues ne lui avaient permis d’Etre dehors, de sentir autre chose que les odeurs aseptisées qui engourdissaient les sens, la Vie.
L’humanité après des siècles de recherches avait enfin trouvé sa Déesse, sa pierre philosophale : les corps pouvaient pourrir, la réalité s’effondrer en silence, l’immortalité était là, dans les milliards de données du Flux Matriciel, mouvante et immatérielle.

Rien ne prédestinait cette jeune femme à un destin particulier si ce n’était peut être le puits sans fond de ses yeux sombres où se lisait une détermination sans faille...

Il fut un jour où La Nature reprit ses droits sous la forme d’une collision venue de l’espace. Adieu machines. Adieu immortalité. Adieu mégapole.. Adieu Tout. Vint le temps de l’Individu et de l’Errance.
L’on dit que la jeune femme s’était retrouvée projetée loin dans le monde du Dehors jusque là inaccessible, qu’elle se serait relevée plus tard, grande silhouette luminescente dans le sombre de la nuit provoquée par la pluie de météores, transformée.
D’aucun pense qu’elle aurait marché des jours à la surface de cette nouvelle terre, pieds légers sur le sol, indifférente à ce qui l’entourait, sans un mot, sans un regard pour les personnes croisées mais le sourire aux lèvres.
D’autres encore, ceux qui l’ont croisé plus tard dans une de ses nombreuses existences, racontent qu’elle n’avait de cesse de ramasser des objets, récoltant les indices d’une humanité qui bientôt disparaîtrait des histoires racontées.
Et puis, il fut une fois, alors que les rescapés commençaient à se rassembler en de fragiles îlots, apprivoisaient leur nouveau paysage, reconstruisait ; pendant ce moment si précieux où l’on rêvait à nouveau d’un à-venir possible le regard perdu dans une mer de dunes, enfants tout contre soi, bras protecteurs autour d’eux, que le monde bascula à nouveau dans une terreur sans nom.
L’enfant jusque là chéri devenu notre pire ennemi, nous ne savions vers qui nous tourner. Confiance devint un mot creux, qui prit la couleur de son contraire.
Les fragiles villes qui avaient fleuri ne pouvaient suffire à retenir ceux qui allaient bientôt devenir un Nom honni sur toutes les lèvres : la Horde.
Que faire contre une créature qui la nuit se révèle être notre pire cauchemar, qui supporte tous les coups, qui une fois au sol se relève encore? Une meute qui n’entend que sa propre faim, qui ne vise que sa propre destruction?
L’on inventa des parades, l’on construisit des remparts plus hauts encore mais les créatures furent de plus en plus nombreuses et bientôt les ressources vinrent à manquer dramatiquement.

Line, était là dans une ville dont le nom s’est perdu. Elle était morte déjà plusieurs fois dans cette existence étrange de l’Après. Elle avait cherché à chaque réveil la Cuve ou quelque mécanisme qui aurait pu expliquer sa nouvelle réalité. Elle avait "habité" des vies de plus en plus courtes depuis l’arrivée de la Horde. Des vies qui se vidaient de leur sens dans l’attente de la mort, prisonnières des murs même qui devaient les protéger.

Quelques uns, des plus intrépides ou inconscients, tentèrent donc des expéditions dans le Dehors que certains appelaient l’Outre Monde. Elle était de ceux là.
Il est dit qu’alors que le nuit s’installait et que ces compagnons et elle allaient sous peu tomber sous les assauts des putrides se rapprochant chaque minute un peu plus, elle remarqua une caisse ouverte débordante de jouets à demi cachée dans le sable.
Un jouet, quoi de plus dérisoire me diriez vous? Il s’agissait de ces armes en plastique que les enfants remplissaient d’eau à une époque bien révolue où cette dernière parait-il recouvrait en grande partie la planète.
Semblant indifférente à la fureur des combats, elle ramassa un jouet et peut-être parce quelle n’avait rien d’autre pour en remplir le réservoir, à moins qu'elle ne fut inspirée par quelque souffle génial, sans attendre elle eut ce geste incroyable d’y déverser le contenu vital de sa gourde. L’effroi de ses compagnons n’entama en rien sa détermination et faisant face aux créatures grondantes, elle projeta sur elles le si précieux liquide.

Nous savons tous ce qu’il advint des Putrides sous la pluie transparente : Râle et agonie, leur chair se mêlait au sable, immondes vestiges d’êtres déjà morts.
Ainsi depuis cette nuit l’eau est devenue plus précieuse encore et ce qui fut un jouet dans une civilisation décadente est devenu un objet mortel.


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Tiens des fleurs...!
Lun 26 Nov - 00:13 (2012) MSN
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